CycloBann oct11

Les Marchois à Gijon pour la semaine européenne de cyclotourisme.

En ce début de juillet 2012, 79 belges ont participé à la semaine européenne de cyclotourisme à Gijon, dans la province des Asturies en Espagne.
Parmi ces belges, Les Cyclos de la Famenne avaient emmené une délégation de 48 personnes dont 32 membres du club et quelques membres d’autres clubs des environs (Neufchateau, Arville, Barvaux, Jamoigne, Lierneux).

Les Cyclos de la Famenne, organisateurs en 2011, avaient affrété un car pour faciliter ce lointain déplacement. L’ambiance fut particulièrement chaleureuse entre ces participants, de quoi donner des idées pour les futures années : en Suisse en 2013, au Portugal en 2014 et en Ukraine en 2015.
Du côté organisation, tout ne fut pas parfait mais les participants garderont certainement un excellent souvenir de cette semaine asturienne.


Une semaine espagnole – Du cidre et des côtes !

Pour cette 9ème semaine européenne UECT/AIT, les cyclotouristes étaient conviés à visiter les Asturies.
C’est un pays rude, entre le Golfe de Gascogne et les Monts Cantabriques.  C’est un pays vert, souvent arrosé par les pluies venues de l’océan. C’est un pays de travailleurs, hier dans les mines de charbon, aujourd’hui dans la sidérurgie et la chimie. C’est un pays de pêcheurs, apportant sur les tables des restaurants les meilleurs produits de la mer.

C’est surtout le pays du cidre, présent partout, dans le plus petit village. C’est ici plus qu’une boisson, presque une religion, tant sa dégustation obéit à des rites ancestraux. Tout d’abord, il n’est jamais question de commander un verre. C’est toujours une bouteille qui sera dégustée, à partager entre amis après que le serveur vous l’aura servie au prix de contorsions acrobatiques. On tient la bouteille dans la main droite, loin au-dessus de la tête, le verre dans la main gauche, tout là-bas près du genou et on essaie de viser juste ! Beaucoup d’entre nous s’y sont essayés. Il n’est pas sûr que beaucoup aient réussi à égaler la dextérité  des Asturiens ! Peu importe, nous sommes cyclotouristes et pour cela, il nous sera beaucoup pardonné !

Les organisateurs nous avaient préparé un menu copieux : chaque jour, les parcours nous faisaient découvrir les richesses de la principauté.
Ainsi, tour à tour, nous avons découvert le pays de la Préhistoire, avec le musée du Jurassique à Collunga, les Monts Cantabriques avec le terrible Angliru, la route de la Fraise, les magnifiques falaises de la côte, la route du cidre, bien entendu et pour terminer la route des mines et du charbon, en hommage à ceux qui y ont tant travaillé et qui maintenant doivent se résoudre à voir leur métier disparaître.

Outre leur beauté, on retiendra la difficulté de ces parcours. Il fallait être très modeste pour affronter les côtes de la région. Il fallait être un peu fou pour relever le défi de l’Angliru.  Quelques-uns se sont laissé tenter. Beaucoup ont dû renoncer. Presque tous ont dû marcher, vaincus par le géant des Asturies et ces effroyables pentes à plus de 20 %. Rares sont ceux qui l’ont dompté. Et parmi ces derniers, nous ne pouvons que dire bravo à Arthur Wietkin qui fêtait son 60ème anniversaire de la plus belle des manières, à Didier Leyder et à Alex Detroz !

Les Marchois se sont éclatés tout au long de la semaine. Plusieurs d’entre eux ont profité de l’occasion pour franchir la barre des 100 kilomètres pour la première fois de leur « carrière » cyclotouriste : Daniel et Denise Tubez, Anne Laffineur, Marc Van Meteren et Béatrice Goffin furent fêtés et félicités comme il se doit.

L’aspect festif ne fut pas oublié : on arrosa les anniversaires d’Arthur et de Georges, on prit quelques apéritifs joyeux, on fit un grand banquet avec tout notre groupe le mercredi soir, bref, l’ambiance fut formidable !

Que retenir encore de cette semaine ?

L’organisation avait été divisée en deux : d’une part la partie cycliste, assurée par la section locale de la Fédération espagnole de cyclisme et de l’autre le camping Deva.

Les cyclotouristes ont souvent trouvé leur bonheur : le fléchage était discret mais efficace. Les routes étaient bien choisies, à l’exception de quelques tronçons fort pénibles traversant les zones industrielles. Mais comment faire autrement quand le point de départ se situe dans une ville industrielle importante, au bord de la mer de surcroît ? Il y eut des moments de pur bonheur, surtout quand les circuits s’évadaient vers l’est et jouaient à saute-mouton dans les collines ou traversaient les odorantes forêts d’eucalyptus.

Par contre, tout ce qui concernait l’accueil, l’hébergement et les repas était confié  aux propriétaires du vaste camping Deva. Les campeurs y ont sans doute trouvé des infrastructures parfaites, sans les inconvénients habituels des campings provisoires des autres semaines européennes ou fédérales.
Il y manquait cependant la chaleur de ces bénévoles qui se coupent en quatre pour résoudre vos problèmes, pour vous procurer un meilleur emplacement, pour vous entourer en cas de besoin.

La majorité d’entre nous logeait dans des chalets assez confortables. Quelques-uns durent cependant partager des « cabanas » fort spartiates et très exigus.
Fort courageusement, certains avaient préféré l’option « tente individuelle ». Un certain soir, ils ont dû essuyer une bien belle averse, ce qui n’entama pas leur bonne humeur.

Ceux qui avaient choisi de prendre les repas de l’organisation auront été quelque peu déçus : à l’aune des prix et de la qualité rencontrés dans les restaurants de la ville, la nourriture servie au camping était tout simplement indigne. On était très, très loin de la qualité des repas préparés l’an dernier par Pierrot.

On regrettera aussi qu’il n’y ait pas eu un petit pot de bienvenue lors de la cérémonie d’ouverture et que la cérémonie de clôture ait été réservée aux participants inscrits au banquet, excluant ainsi tous ceux qui ne pouvaient s’offrir un repas trop cher et décevant…

Tout au long de la semaine, nombreux furent les participants qui nous ont reconnus et dit à quel point ils avaient apprécié notre organisation et surtout son ambiance bien plus festive qu’à Gijon.

La participation est restée dans la lignée des semaines précédentes : 1200 participants comme à la Ferté Saint-Aubin en 2009, un peu moins que chez nous en 2011, une écrasante majorité de Français, des Belges et des Polonais comme à l’accoutumée, une belle délégation Ukrainienne et quelques autres pays représentés. L’internationalisation lancée en 2011 ne semble pas avoir porté ses fruits.

Pour que la semaine européenne grandisse et se développe, il faut absolument que les futurs organisateurs fassent des efforts considérables vers les grands pays du cyclotourisme que sont les Pays-Bas, l’Angleterre ou l’Allemagne.
Il est également indispensable d’attirer de nouvelles générations car la moyenne d’âge ne cesse de s’élever.
C’est seulement à ce prix qu’on pourra réellement parler d’une semaine européenne de cyclotourisme.

Rendez-vous l’an prochain en Suisse, à Yverdon-les-Bains, au bord du lac de Neufchatel. Ce sera précis, super bien organisé, n’en doutez pas !

Fernand

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