CycloBann oct11

« Paris-Brest-Paris 2015 »

Cette année, en plus des quatre brevets qualificatifs organisés par TDL, j’ai effectué des entraînements complémentaires pour être au mieux pour ce PBP 2015. Cela a commencé par Liège Bastogne Liège en avril, le 600 d’Anderlecht (Bxl – Verdun-Bxl) et enfin 500km (Virton-Maastricht-Ostende : effectués avec Benoît durant le we le plus chaud de l’année). Il y eut également les différentes sorties avec mes amis Miguel, Benoît et Laurent. Ces derniers m’ont permis de m’améliorer considérablement dans ma pointe de vitesse.

Nous nous sommes organisés pour le logement, pour le transport, pour l’intendance et aussi pour notre manière de rouler ce PBP. Nous avons été rejoints dans notre appart de six personnes par « les jumeaux » Mattéo et Stéphane qui ont accompli les brevets TDL avec nous.

Rendez-vous chez Miguel samedi 15 août 10h00, direction Paris pour le contrôle de nos vélos l’après-midi. Arrivés sur le site du vélodrome national de Paris, nous sommes dirigés vers un chapiteau pour le contrôle sécurité de notre vélo ; ensuite direction du stand où notre feuille de contrôle doit recevoir le tampon indispensable pour entrer dans le vélodrome. Ensuite, nous recevons notre enveloppe tant attendue qui contient notre puce suiveuse et notre plaque de cadre (cette année notre nom y est inscrit ainsi que notre numéro de départ). Nous nous rendons ensuite à l’appartement rejoindre Benoît et Laurent qui faisaient leur sieste. Le temps de s’installer, les jumeaux arrivent à leur tour. Vers 18h, nous nous rendons au vélodrome pour le rendez-vous photo des belges organisé par « Randonneurs.be » (nous sommes arrivés trop tard). Petite papote avec des connaissances rencontrées lors de nos brevets ou sorties précédentes. Puis recherche d’un resto. Nous avons trouvé celui-ci pas loin du vélodrome ; d’autres cyclos y étaient attablés. Mal vu : le temps d’attente est très long, très très long… au point qu’un des cyclos de la tablée à côté quitte sans manger. Benoît arrangera le coup avec la gérante furieuse par le repas non consommé. Nos voisins anglophones payeront le repas dont Benoît s’est délecté...

Dimanche matin, après un solide petit déjeuner, je mets mon vélo en ordre de départ. Ensuite, Miguel et moi partons vers le vélodrome pour manger notre dernier repas avant le départ. Nous retrouvons d’autres têtes connues, Bernard et Fred avec leurs compagnes. Un très bon buffet nous attend, le repas est pris en douceur et sans stress. Vers 14h, nous nous trouvons un endroit calme pour faire une sieste avant notre départ prévu à 17h00. Vers 16h, notre quatuor se reforme avec l’arrivée de Benoît et Laurent ; petite sieste jusque 16h30, moment où nous nous mettons en route vers notre sas de départ.

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16h50, le sas s’ouvre et nous pouvons nous rendre sur le lieu de départ. On veut profiter au maximum, on quitte le sas dans les derniers, inutile de se mettre la pression avant le départ. Sur le lieu de départ, on prend le temps de faire des photos, on se souhaite bonne route. A partir de maintenant, c’est chacun pour soi jusqu’à Paris si tout va bien.

17h, le départ est donné, concentré maintenant, je démarre très vite. Mon but est de dépasser un maximum de cyclos encore dans l’euphorie du départ afin de rejoindre la tête du groupe. Cela frotte un peu, une chute a lieu derrière moi, je remonte et je suis rejoint par mes copains de TDL. Mon but est de rouler devant le plus longtemps possible en souplesse et sans forcer. Après 40 km, je vois s’éloigner mes amis TDL, pas de stress pour moi, c’était prévu et intérieurement je leur souhaite bon vent. Voilà, je me retrouve dans un groupe d’une dizaine de cyclos, un français demande de tourner. Difficile à mettre en route, deux italiens ne veulent pas comprendre, un autre cyclo ne sait comment faire et puis miracle après pas mal de km et quelques gueulantes, le groupe commence à bien s’organiser.

Et puis vient le km 138, premier arrêt prévu par l’organisateur, Mortagne au Perche. Le groupe s’arrête, petite pause rapide, le temps de manger un petit bout et de faire le plein des bidons et puis je redémarre seul. J’accroche un nouveau groupe dans lequel se trouve le français à l’origine de l’organisation de l’ancien groupe. Petit conciliabule à deux et on essaye de remettre en route. Peine perdue, l’esprit PBP est bien là, le but est d’arriver au bout mais pas nécessairement le plus vite possible. Compréhensif à l’esprit, chacun roule à son rythme et je roule de petit groupe en petit groupe jusqu’à Villaines-la-Juhel, premier contrôle ; arrivée à 1h21 du mat.

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Maintenant, les suiveurs « ordi » savent que je suis bien en route. Pointer, remplir les bidons, souffler, je m’arrête le moins possible. Je rencontre Bernard avant de repartir, content de voir qu’il n’a pas été pris dans la chute au départ. Je redémarre de nouveau seul, direction Fougères. Tout se déroule bien, je roule en souplesse en avançant à un rythme soutenu mais sans forcer. Je dépasse quelque cyclos, et arrive à Fougères à 5h39 en croisant Miguel qui vient de remettre ses prolongateurs. Il me dit que tout va bien, que Laurent et Benoît sont devant. Je lui dis que même seul, je prends beaucoup de plaisir.

Je prends alors le temps de bien manger un repas chaud, de récupérer et de faire le plein de mes bidons. Je repars seul comme je l’aime, seul à rouler, seul à gérer mon temps de route, seul pour profiter du paysage mais aussi seul à gérer les soucis. Mais là, étape courte et malgré la chaleur qui arrive, elle se passe bien. Arrivée à Tinténiac 8h32, arrêt rapide, et puis surprise avant de repartir, les  « jumeaux » sont là (ils ont démarré l’aventure 1h15 après nous).Je suis content que tout se passe bien pour eux. Petite demande de leur part, pour rouler à trois mais je refuse : ils ont l’habitude de rouler ensemble, se connaissent très bien et roulent plus vite que moi. Je leur souhaite bonne route et je pense les revoir rapidement. Tinténiac-Loudéac, 85 km, je roule sur la défensive ; quand les « jumeaux » vont-ils me dépasser ? Voilà, étape très difficile, chaleur et surtout erreur de ma part : je n’ai pas assez mangé au contrôle. Je m’arrête plusieurs fois pour manger, pour m’abriter du soleil, pour faire le point avec moi-même. Pas de nouvelles des « jumeaux », je m’inquiète et arrive à Loudéac.

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Je pointe à 12h51 et me dirige vers le resto du point de contrôle. Je croise les « jumeaux » qui me racontent la difficulté pour eux d’arriver à Loudéac. Ils me demandent une nouvelle fois de rouler ensemble et là, j’accepte. Je ne peux pas les laisser, ils ont une moindre expérience sur ce type de sortie et je me dois de les aider. On prend le temps de manger, de bien récupérer et de faire une micro sieste de 15-20min. On repart ensemble jusque Carhaix, 78km, on prend ses marques, on discute du début de notre balade, on roule ensemble. Une nouvelle expérience pour moi aussi : je n’ai pas l’habitude de rouler ainsi, moi le solitaire. On arrive à Carhaix 18h06, on décide de rouler jusqu’à Brest, 88km et pour la première vraie pause de notre balade. A Carhaix, on prend à nouveau le temps de manger et le moral est bon. Cela fait plaisir de les voir de bonne humeur s’inspirer de mes conseils comme si j’étais le sage de service.

 

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L’idée d’arriver à Brest les motive, mais avant il faut passer par le Roc Trévezel. Voilà, il arrive le roc, on monte facilement et à la pointe du roc, ils se disent plus que descendre et on est à Brest. Premier petit souci, les bidons des « jumeaux »sont vides, on s’arrête à un camping-car pour les remplir. Deuxième souci, la descente parait très longue pour les « jumeaux ». La peur s’installe chez eux car ils savent que le lendemain matin c’est le chemin inverse qui s’annonce. Je les rassure. Un peu plus loin, on s’arrête pour manger une crêpe et une boisson chaude offertes par le club cyclos local. On veut arriver avant que la nuit ne s’installe. On continue notre descente vers Brest, on passe le pont où l’on veut encore nous offrir à manger. On refuse poliment, on est pressé d’arriver. Entrée de Brest : surprise car l’arrivée au contrôle a changé. Maintenant, on traverse directement Brest et pour cela, il faut monter jusqu’à la pointe de Brest et redescendre vers le point de contrôle. 22h41 on pointe, je cherche le collègue de Laurent qui nous attendait. Je lui sonne et il m’annonce que Laurent est à côté de lui et qu’il abandonne. On se retrouve… Laurent m’explique son problème (triste…) et me signale que Benoît dort et repartira avec nous. On décide de repartir à 3h du mat. On cherche à dormir, on fait un peu la file et surprise, on a droit à une chambre à deux avec un lit avec matelas.

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Lever à 2h30, déjeuner puis rencontre avec Laurent Tesch qui demande pour se joindre à notre groupe. Esprit de groupe TDL fait que tout le monde est le bienvenu. On quitte Brest par une nouvelle route bien plus agréable qu’il y a quatre ans. On remonte le Roc beaucoup plus facilement que prévu pour les « jumeaux » : il faut dire que Benoît et Laurent sont là pour conduire le groupe. Je dois ralentir et parfois arrêter le groupe pour arrêt pipi ou pour retirer des épaisseurs. On arrive au carrefour aux crêpes, on croise des cyclos en route pour Brest, on cherche une éventuelle connaissance, on se dit que l’on a de la chance d’être déjà sur le retour. Le sommet du Roc passé, la descente est prudente mais maintenant, il fait clair, donc plus facile pour nous. Carhaix 8h34. La mise en jambe de ce matin s’est bien passée et le moral est bon. On prend le temps de manger, très important et je vois que la fatigue est là malgré tout. On ne se presse plus maintenant, le but est bien d’arriver au bout.

On quitte Carhaix, en mode mineur : les montées calmement et le reste se passe à un rythme soutenu toujours en souplesse et sans forcer. Loudéac, 13h19, on est content d’arriver et la fatigue est toujours présente ; on mange puis encore une micro sieste de 20 minutes. Elle est la bienvenue pour repartir vers Tinténiac. Même programme qu’au départ de Carhaix, la vitesse n’est plus à l’ordre du jour. Benoît fait la plus grande partie du travail. On roule sans difficulté, pas de souci majeur, on avance bien tant que la route ne monte pas. La route est très vallonnée, le dénivelé est de 1000m en moyenne pour 100 km. Pas important en soi mais avec les kms dans les jambes, les chiffres s’interprètent autrement... Tinténiac 18h45, on ne s’attarde pas trop, Fougères est à 54 km et Miguel nous y attend. On apprend en fait qu’il est là depuis 12h30 et qu’il est au bord de l’épuisement. Son objectif initial était d’arriver en moins de 60h.

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Il se rend compte que cela ne sera pas possible et décide donc de nous attendre. Il estime que ce serait plus chouette de continuer avec le groupe. Les petits bobos arrivent pour certains du groupe (cela, je l’ai appris le lendemain fin de journée) mais personne ne se plaint. Rien de grave en fait ; les fesses sont les principales gênes des cyclos longues distances. Tout le monde sait s’assoir normalement sur la selle, donc on continue direction Fougères. Pointage à 21h43, on prévient Miguel de notre arrivée (on a interrompu son sommeil) ; le rendez-vous est à 2h30 du mat. Benoît et moi allons manger pendant que « les jumeaux » ne pensent qu’à dormir. Laurent nous signale qu’il va poursuivre car il ne souhaite pas dormir. Bonne route Laurent… Au menu du soir, l’odeur de frites nous attire… Assiette de frites mayo et blanc de poulet arrosé d’une bonne bière. Les frites sont bonnes : 2ème assiette. Repus, nous allons vers le dortoir pour dormir quatre petites heures ou plutôt pour essayer de dormir ! Le manque de respect flagrant de la part de certains cyclos arrivés après nous, nous empêchera de bien nous reposer durant ces quatre heures.

2h30, retrouvailles avec Miguel qui nous raconte son aventure. Départ vers 3h, direction Vilaines, changement de programme pour nous : Miguel qui a bien récupéré se met devant et tire le groupe : le rythme sera tout d’abord soutenu (malgré la fatigue de ses quatre compagnons de route ) ; même Benoît est maintenant fatigué, après les gros efforts fournis jusque-là. Miguel se met ensuite à notre niveau. Nous faisons connaissance avec un australien qui prend sa part de travail. L’ambiance est très bonne mais on ne prend guère le temps d’en profiter... A ma demande, on fait un arrêt car je n’ai même plus le temps de manger en roulant. Cela a fait du bien… ensuite allure un peu plus calme.

Vilaines 7h05, solide déjeuner au programme, les douleurs sont de plus en plus présentes mais aucune plainte … Le pot de pommade pour les fesses devient le pot familial. On quitte le contrôle en direction de Mortagne, Miguel devant et nous derrière. L’australien lâche prise, sa tête ne tient plus droite, ses muscles au niveau des cervicales ont lâché prise. On roule toujours à un rythme soutenu jusqu’à Mortagne. Je pointe à 11h34, mange léger, bois une bière avec Benoît et sans trop tarder on repart. Reste « seulement » 140 km. En fait, Benoît souffre mais ne dit rien, Mattéo a des problèmes de genoux, Stéphane commence à ne plus trouver une bonne position sur le vélo. Après 40 kms, en voyant l’état du groupe, je demande qu’on s’arrête auprès de personnes qui assurent un petit ravito le long de la route. On se change les idées.

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Reste 100 km avant Paris et 35km avant Dreux notre dernière escale avant Paris. On redémarre, toujours Miguel devant et nous derrière. Dreux 16h07, Miguel doit aller s’expliquer auprès de la direction de course de Dreux. Un commissaire motard a constaté qu’il roulait avec ses prolongateurs. Résultat, 2h de pénalités lui seront infligées à son temps d’arrivée à Paris. La motivation liée à l’arrivée proche se ressent. Je laisse mon sac à dos à l’épouse de Mattéo venue le rejoindre à Dreux. Voilà, je quitte à regret mon dernier point ravitaillement. Je sais maintenant que ma balade va déjà bientôt se terminer puisqu’il ne reste plus que 65 kms au programme. L’appréhension de la dernière difficile côte est là. La vitesse est toujours soutenue, on dépasse beaucoup de cyclos, ceux-ci s’accrochent à notre groupe. La côte passée, on s’attend car des petits écarts se sont creusés. On se retrouve à une vingtaine de cyclos. Miguel devant commence à accélérer et l’allure est élevée. Deux motards nous dépassent et surprise, au carrefour suivant, ils nous font la circulation et on ne s’arrête pas. Ces motards nous dépassent à nouveau et restent devant nous.

L’euphorie est là : on nous ouvre la route ! La vitesse s’accélère, la fatigue disparait, le groupe fond. On frôle l’accident : à un passage d’une barrière automatique, les motards passent mais pour Benoît, la barrière redescend devant lui. Il saute sur ses freins et bloque ses roues. Ouf, pas de blessé, on continue mais en diminuant un peu l’allure et en étant plus prudent. On emprunte une route en béton, on aperçoit le vélodrome, on se parle pour arriver ensemble, puis… j’aperçois Christine qui est venue spécialement de Marche pour l’arrivée; elle est accompagnée de Laurent. Nous sommes surpris d’être déjà là, nous nous attendions à une arrivée plus grandiose. Il y a quatre ans, il y avait le rond-point avec une certaine ambiance, ici rien. Nous sommes déçus de ce type d’arrivée mais très heureux d’être arrivés au bout de cette balade tous ensemble. On est fiers de faire partie de TDL, un groupement où collaboration et solidarité ne sont pas que des mots. Après mes retrouvailles avec Christine, c’est l’accolade à quatre : Miguel, Benoît, Laurent et moi. Les larmes coulent pour certains, la pression retombe, l’euphorie de l’arrivée diminue d’un cran.

On est très content d’avoir accompli cette balade avec Stéphane et Mattéo, toujours à l’écoute d’un conseil et qui ont fourni leur part de travail dans le groupe. On va ensuite déposer notre vélo dans le parc fermé pour notre dernier effort de notre PBP2015 : il faut se rendre au centre du vélodrome pour le dernier tampon à mettre sur notre carnet de route. Le point final officiel de ce PBP 2015 terminé, il nous reste la partie « off » à faire, on mange le semblant de repas offert par l’organisation. Un repas bien différent de celui pris au moment du départ. On dit au revoir à Mattéo qui nous quitte pour des vacances en famille bien méritées puis on retourne à l’appart du départ afin de prendre une bonne douche, elle aussi bien méritée. Je range ma fidèle monture dans la voiture, mon vélo avec lequel j’ai roulé 1243 km sans aucun problème. La soirée se termine au resto, mais vers 22h30, une énorme pensée arrive pour le flot de cyclos qui sont encore sur la route. En effet, il commence à pleuvoir… Je suis arrivé +/- 1340 ième…

A 19h13, il restait encore environ 4000 cyclos sur les routes. Le lendemain matin 9h, nouvelle pensée pour ces cyclos toujours en route qui ont eu de la pluie toute la nuit. Combien en reste-t-il encore sur la route ? Combien de cyclos ont abandonné ? Ce que l’on a malheureusement appris, c’est le fait qu’un cyclo soit mort durant ce PBP 2015, et qu’il y a eu plusieurs accidents. Après avoir offert un Paris-Brest à mes compagnons de route en guise de clin d’œil final, je retourne avec Miguel et Christine vers notre capitale à nous, c’est-à-dire Marche-en-Famenne.

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Paris Brest Paris 2015 c’est :

  • 6090 inscrits, 5 continents, 62 pays représentés
  • 106 Belges dont 1 femme et 105 hommes
  • 4603 arrivés dans les délais impartis
  • 173 arriveront hors délai mais passeront la ligne d’arrivée
  • Le premier arrivera en 42h26 et sera disqualifié car arrivé trop tôt
  • Le dernier en 99h17 mais sûrement très heureux d’être arrivé
  • 1314 abandons sur les 6090 participants inscrits

Je suis 1393 ième, sur un classement qui n’a pas lieu d’être car pour la majorité des participants (y compris moi-même), le but est tout simplement de rejoindre l’arrivée...

J’ai parcouru 1240 km, 48h22 (22,65 km/h de moyenne) sur mon vélo et 74h13 (16,5km/h de moyenne) au total de ma balade. Je me suis trompé de route à la sortie de Tinténiac (6 km de détours) et ai eu un double oubli lors de mon arrêt à Levaré (oubli de mon sac à dos puis encore retour pour oubli de mes lunettes).

J’ai eu 25h51 d’arrêt. J’ai dormi 3h à Brest après 618 km sur un bon lit, essayé de dormir 4h à Fougères après 921 km. J’ai fait une micro-sieste de 20min à Loudéac après 449 km et une micro-sieste à Loudéac après 782 km. Donc +/- 18h d’arrêts ravitaillements divers. Je n’ai donc roulé que les deux tiers du temps à vélo.

Je suis arrivé, certes fatigué, mais surtout sans problèmes physiques, sans problèmes mécaniques, sans crevaisons ; j’ai juste graissé une fois ma chaine à mi-parcours.

Merci :

  • À Christine pour sa venue à l’arrivée et son aide dans les moments difficiles lors de ma préparation;
  • À Miguel, Benoît et Laurent qui m’ont très bien aidé dans ma préparation ; j’étais bien préparé pour ce PBP et c’est à eux que je le dois;
  • À Miguel, Benoît, Laurent, Mattéo et Stéphane pour leur aide lors de ce PBP 2015;
  • À TDL pour l’organisation des brevets obligatoires pour l’inscription de PBP;
  • Aux nombreux bénévoles toujours sympathiques… sans eux, PBP n’existerait pas;
  • Aux organisateurs de ce PBP 2015;
  • À Yannick et Hélène qui m’ont permis d’être bien mentalement au départ de ce PBP;
  • Aux membres de la direction de mon employeur« Yvens-Decroupet » qui m’ont permis de prendre les congés nécessaires pour la préparation et pour la balade;

À vous pour avoir lu ce résumé !

Voilà Paris Brest paris est déjà loin que l’on pense à 2016... Le projet de l’année prochaine : un 1200 en Ecosse qu’on fera à quatre et, contrairement à PBP, en totale autonomie. Cette balade sera plus touristique mais avec les contraintes des 90h ; manger et dormir seront les plus gros problèmes à gérer. Se profile aussi Londres Edimbourg Londres 2017… Mais chaque projet en son temps…

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